Syrien n'est fait #7 Mémoire(s)

FESTIVAL SYRIEN N’EST FAIT – PROGRAMMATION 

Du 31 août au 4 septembre 2022

La septième édition du festival Syrien N’est Fait explore le thème “Mémoire(s)”. Plus de 10 ans après le déclenchement de la révolution syrienne, des millions de syriens et syriennes se retrouvent dispersé.e.s aux quatre coins du monde. Comment la mémoire individuelle s’imbrique-t-elle dans une mémoire plus diffuse, collective et multiforme ? Nous avons également choisi cette année de faire résonner notre thématique avec un autre pays, l’Algérie, en ouvrant la programmation à des artistes, chercheurs et associations travaillant sur ce pays, toujours autour du fil rouge qu’est la mémoire.

EXPOSITIONS PERMANENTES

Exposition “Auto-mémoire(s)”

Du 31 août au 3 septembre

[Galerie Nouchine Pahlevan : 11h-19h]

Vernissage de l’exposition le 31 août de 17h à 20h en présence des artistes

Un événement marquant influence inévitablement notre “soi” et notre pratique artistique. La matière documentaire se mêle alors aux mémoires individuelles, que les artistes déclinent en récits nous dévoilant une autre perspective de l’histoire. Les cinq artistes exposés ont tous puisé dans leurs archives personnelles et dans leur(s) mémoire(s), afin de raconter leur(s) histoire(s)… notre histoire.

 

Mohammad Omran

Diplômé de l’école des Beaux-Arts de Damas en sculpture, il quitte la Syrie en 2007 pour poursuivre des études en France. Ses dessins et sculptures sont rapidement acclamés et présentés dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, en France (dont au festival SNF en 2018) et dans le monde. Ses œuvres ont également rejoint des collections privées et publiques, dont celles du British Museum, de l’IMA à Paris ou de la Fondation Atassi à Dubaï.

Reem Yassouf

Dessinatrice et plasticienne née à Damas, où elle a étudié la peinture à la Faculté des Beaux-Arts, Reem Yassouf quitte la Syrie en 2012 pour la Jordanie. Elle y crée avec la poétesse palestinienne Jumana Mustafa le festival Khan Al Fnoun, qui réunit des artistes internationaux et du monde arabe. Elle expose à plusieurs reprises dans différents pays dans le monde, et notamment à Paris en 2014 et au festival SNF en 2018.

Randa Maddah

Née en 1983 dans le Golan syrien occupé, Randa Maddah étudie les Beaux-Arts à l’université de Damas et à Jérusalem. Dessinatrice, sculptrice et vidéaste, elle est membre fondateur du Centre Fateh Mudarris pour les arts et les cultures, dans le Golan, et participe à plusieurs expositions individuelles et collectives, en Syrie et en Europe, dont au festival SNF en 2017 avec sa vidéo-art “In View”.

Ahmed Naji

En français, naji signifie survivant. Ayant fui la Syrie clandestinement, sans avoir pu dire au revoir à ses proches, Ahmad arrive à Paris et développe progressivement un lien fort avec son appareil photo.

Il travaille alors son goût pour le détail, la lumière et le soleil – toujours avec la même sensation d’émerveillement pour les choses qui l’entourent.

Bissane al Charif

Bissane est scénographe de spectacle et artiste d’installation. Elle a étudié l’architecture à l’Université de Damas et la scénographie à l’Ecole d’Architecture de Nantes. Elle a travaillé comme scénographe à l’Opéra de Damas, dans le cinéma et le théâtre. Elle vit en France depuis 2012, où elle travaille comme artiste indépendante et développe ses outils dans le domaine de l’art-média. 

JEUDI 1ER SEPTEMBRE 2022

[Petit Bain : 18h-00h]

18h-20h / Inauguration & mot d’ouverture

20h – 21h / Danse suivie d’une discussion avec l’artiste : Amal al Nabwani 

Née en 1982 à Sweida en Syrie, Amal Al Nabwani se distingue dans la pratique chorégraphique. Diplômée en 2006 de l’Institut des arts théâtraux en division danse expressive à Damas, elle obtient l’équivalence du diplôme d’état de professeur de danse division jazz, délivré par le Ministère de la Culture en 2020. Elle a pratiqué aussi bien la danse classique que la danse contemporaine, l’improvisation ou la danse orientale. 

21h-22h / Concert live : Rania Badri 

Musicienne, chanteuse, compositrice, journaliste et actrice, Rania Badri est née en 1984 à Damas. Elle commence à jouer des percussions et à chanter dès l’âge de 6 ans. Après avoir été diplômée, elle décide de voyager de la Syrie à l’Inde, puis en Europe, où elle joue avec différents groupes. Elle enregistre en 2016 son premier album solo, Feelings, en tant que joueuse de hang.

22h-00h / DJ set : Judas B.

Membre du collectif et label Gourmandisque, Judas.B fait danser les grands enfants le week-end, et le jeudi aussi. Au programme : groove et déhanchés au bord de l’eau jusqu’à minuit.

Exposition “Maisons inaccessibles »

Du 1er au 4 septembre

[Les Amarres]

Sara Kontar

Sara Kontar, née en 1996, a vécu en Syrie jusqu’en 2015 où elle a étudié l’architecture à l’Université de Damas, avant de s’installer en France. Artiste et photographe, elle est étudiante en master Cinéma d’Animation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et a créé en 2021 la plateforme EyesFromSyria, une  archive du travail des photographes syriens contemporains.

VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

[Les Amarres : 19h-00h30]

Soirée / Dîner spécial Syrien n’est fait

Dîner proposé par le chef Haitham Karajay du Refugee Food : au menu, cuisine syrienne revisitée et imaginée spécialement à l’occasion du festival !

19h-20h30 / Conférence : « La mémoire face aux violences politiques : de l’importance de l’archive et du récit » 

Cette conférence modérée par Cécile Hennion, grand reporter au journal Le Monde, croisera les expériences et les regards de Sana Yazigi, fondatrice de “Mémoire Créative de la Révolution Syrienne” et de Walid Cherqaoui, diplômé en histoire et sciences sociales du politique, et en sociologie appliquée, qui mène depuis 3 ans une enquête sur l’expérience des militantes du mouvement marxiste-léniniste durant les années de plomb au Maroc.​

21h-22h30 / Concert live : Cega

Créé en 2018 par trois étudiants de l’INALCO, le groupe Cega réunit des musiciens de cultures et de nationalités différentes, rapprochés par leur goût pour la musique moyen-orientale et sa possible fusion avec la musique occidentale. Oud, guitare, basse, cajon, derbouka et clarinette s’unissent dans cette nouvelle formation, nommée Ornina.

22h30-00h30 / DJ set : Toukadime

Toukadime est un projet initié par deux DJs, Krimau et Bachir, qui depuis plus de 10 ans s’évertuent à faire vivre leur collection de disques vinyles en provenance du Maghreb, la partageant sur la toile, sur les ondes ou en soirée. Leur objectif est simple : valoriser un patrimoine, (re)découvrir des œuvres et satisfaire ainsi les oreilles curieuses ou amatrices du genre.

SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2022

[Les Amarres : 12h-23h30]

12h-15h / Brunch syrien par Refugee Food

Sur réservation via le site internet des Amarres. Labneh, falafel, houmous… Venez goûter la cuisine syrienne concoctée par le chef Haitham Karajay, du Refugee Food !

14h-16h / Atelier cyanotype

Atelier sur participation libre – inscription via la page Facebook du festival.

Avec l’artiste Sara Kontar. Procédé photographique monochrome, le cyanotype permet la réalisation d’un tirage de couleur bleue. Le cyanotype est une manière ludique et originale de créer des images, de jouer avec la couleur et de s’exercer au travail de la composition et du cadrage. L’atelier est ouvert aux enfants et aux adultes.

15h-16h30 / Projection ”Voyage dans la mémoire” de Hala Mohammad et discussion

2005 – 50’ – En présence de la réalisatrice – Réservation conseillée

Au milieu du désert syrien se dressent les murs de la tristement célèbre prison de Palmyre : célèbre pour sa violence, sa loi du silence et ses nombreux prisonniers d’opinion. Parmi eux, les trois personnages du film : le metteur en scène Ghassan Jbai, l’écrivain Yassin Haj Saleh et le poète Faraj Berakdar. La réalisatrice Hala Mohammad les reconduit sur la route de Palmyre, route qu’ils n’ont jamais reprise depuis leur libération. 

17h-18h30 / Conférence : “Médias et mémoires collectives diasporiques : regards croisés Syrie – Algérie

Organisée en partenariat avec l’Arab Reform Initiative
Dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, la persistance des régimes politiques dépend en grande partie des récits construits autour de l’histoire et des valeurs dites “nationales”. À quel point les régimes algérien et syrien ont-ils la main mise sur toute forme de mémoire collective ? Quelles sont les formes de concurrence mémorielle à l’œuvre actuellement et quels en sont les enjeux, notamment dans les diasporas ?

18h30-20h30 / Projection : “Ahlan wa sahlan” de Lucas Vernier

2020 – 94’ – En présence du réalisateur – Réservation conseillée

Entre 2009 et 2011, Lucas Vernier filme en Syrie. Renouant les fils d’une mémoire familiale qui remonte au Mandat français, il se lie à des familles de Palmyre et du désert syrien. Surgit la Révolution, puis la violente répression du régime qui plonge le pays dans la guerre et l’oblige à arrêter de tourner. Quelques années plus tard, il reprend sa caméra pour retrouver ces personnes à qui il avait dit « à bientôt ». 

21h-21h30 / Spectacle de danse : Nisrine Hagen

Danseuse contemporaine aux bases académiques solides, nourrie par diverses influences et rencontres, Nisrine n’a pas hésité à se frayer un chemin jusqu’à l’étranger (Berlin, Copenhague, Bruxelles) avant de revenir s’installer en France. Née d’un couple mixte, c’est sans doute ce qui résulte d’une certaine quête identitaire et spirituelle, qu’elle tente de transcender et de partager au travers de sa danse.

22h-23h30 / Concert live : Diaz

Farid Belhoul, alias Diaz, a grandi dans la banlieue d’Alger. Dans les années 90, il rejoint plusieurs formations, dont le mythique MBS (le Micro Brise le Silence), premier groupe à rapper en arabe dans le monde. Par son écriture et son attachement à son quartier d’origine, il garde à cœur de transmettre les valeurs de l’école de la rue et du rap conscient malgré la censure, les crispations ou le manque de moyens.

[Petit Bain : 00h30-06h]

Soirée club
6€. Billet à réserver sur petitbain.org ou sur place.

 

SEEFON
00h30-2h

SEEFON est un artiste DJ, performeur et militant queer tunisien basé à Paris. Il est l’un des cofondateurs de l’association Shams Tunisie pour la défense des droits LGBTQi+. Passant de performeur en drag à DJ, SEEFON nous offre des sonorités variées aux influences multiples, de la house à la techno, de l’arabe kitch à la trance psychédélique ou de l’acidcore au hardcore. 

SHNSHO vs. Mental KhAl
2h-6h

SHNSHO (Techno/Oriental) est un artiste, DJ et producteur de musique syrien, considéré comme l’un des premiers artistes syriens à avoir plongé dans la scène électronique underground. Mental KhAl (Tribe/Acid Techno) est un artiste multidisciplinaire et DJ syrien, intégré à la scène de la musique électronique underground en Syrie et au Liban dès 2011. Pendant les 4 heures de set, les deux DJs joueront chacun leur style, tout en se battant pour les transitions. 

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2022

[Les Amarres : 12h-18h & Petit Bain : 14h-21h]

12h-15h / Brunch syrien

[Les Amarres]

Sur réservation via le site internet des Amarres. Labneh, falafel, houmous… Venez goûter la cuisine syrienne concoctée par le chef Haitham Karajay, du Refugee Food ! 

13h-15h / Projection “Syrie, des femmes dans la guerre” et discussion

[Les Amarres]
2021 – 70’ – Réalisé par Kamal Redouani – Réservation conseillée

Projection-débat organisée en partenariat avec Women Now for Development (WNFD) & We Exist!
Depuis 2011, les femmes syriennes sont au premier rang des manifestants, rêvant de liberté et de démocratie. Écrasées par le régime et par l’Etat islamique, elles en sont aussi les premières victimes. Marwa, Lubna, Khaïti et Mouna racontent leurs histoires à travers une décennie de chaos. La projection sera suivie d’un échange avec le réalisateur, Lubna Al-Kanawati (WNFD), protagoniste du film, ainsi que la journaliste Hala Kodmani.

14h-16h / Atelier cyanotype

[Petit Bain]

Atelier sur participation libre – inscription via la page Facebook du festival.

Avec l’artiste Sara Kontar. Procédé photographique monochrome, le cyanotype permet la réalisation d’un tirage de couleur bleue. Le cyanotype est une manière ludique et originale de créer des images, de jouer avec la couleur et de s’exercer au travail de la composition et du cadrage. L’atelier est ouvert aux enfants et aux adultes.

15h-16h30 / Conférence : “La mémoire comme source de créativité artistique”

[Les Amarres]

La mémoire peut constituer un processus thérapeutique, notamment après un événement traumatique. C’est le cas pour Najah Alboukaii et Azza Abo Rabeea, qui évoquent les prisons syriennes pendant la révolution à travers leur art. Mohammad Omran nous présentera également sa réflexion sur la mémoire collective avec son projet d’art Jamhara (assemblage), élaboré avec Odai Azoubi autour du dessin et de la littérature.

 

16h-18h / Atelier dabke

[Petit Bain]

Atelier sur participation libre – Avec Rawad Saadi de la troupe Wahdeh wnoss

Si vous avez toujours souhaité vous initier aux pas de base de la dabke, ou si vous souhaitez parfaire vos connaissances de cette danse traditionnelle dont chaque pays du Levant possède ses particularités, cet atelier est pour vous !

16h30-17h30 / Projection “Deux morceaux de mémoire” de Diala al Hindaoui

[Les Amarres]
2022 – 12’ – En présence de la réalisatrice
Court-métrage documentaire, qui raconte l’histoire de sa famille avant et après la révolution syrienne. Diala al Hindaoui, née en 1997, scénariste et réalisatrice, a vécu en Syrie jusqu’en 2014, puis est partie vivre au Liban où elle a obtenu son baccalauréat. Elle arrive en France en 2016, où elle fait une licence en études cinématographiques à l’Université Paris 8. 

18h-20h / Jam session

[Petit Bain]

Amenez votre instrument, votre sens du rythme et votre bonne humeur pour nous rejoindre dans cette Jam session en bord de Seine !

20h-21h / Concert live : Mohannad Nasser

[Petit Bain]

Joueur de oud aux compositions délicates, formé à l’Institut supérieur de musique de Damas, Mohannad Nasser allie sa connaissance de la musique orientale traditionnelle, du monde arabe à la Turquie et à l’Iran, à une exploration de la musique classique occidentale. Comme la plupart des artistes syriens, il est confronté en 2015 à une période difficile et s’installe au Liban où il enseigne la musique aux enfants réfugiés.

Depuis 2016, le festival d’art engagé SYRIEN N’EST FAIT s’inscrit au programme des activités culturelles parisiennes en mettant en avant la scène artistique syrienne contemporaine et en proposant expositions, conférences, concerts, projections, performances, ateliers, cuisine syrienne et moments d’échange. Cet événement unique en France est l’occasion de nous questionner ensemble sur nos représentations et nos préconceptions, tout en profitant d’un moment de découverte festif et chaleureux à la rencontre de la culture syrienne.

Le festival est organisé par le Collectif SNF, une association basée à Paris, ayant pour objectif la mise en œuvre et la promotion d’actions culturelles favorisant le dialogue entre cultures, une meilleure compréhension des enjeux dans le monde arabe et la défense des droits humains. 

 

Infos pratiques

Festival du 31 août  au 4 septembre 2022

 

Les Amarres

24 Quai d’Austerlitz, 75013 Paris

Entrée libre

 

Petit Bain

7 port de la Gare, 75013 Paris

Entrée libre sauf soirée club (6€)

 

Galerie Nouchine Pahlevan

47 rue Chapon, 75003 Paris
11h-19h

Entrée libre