Syrien n'est fait

ÉDITION 2018

Syrien N’est Fait revient pour une troisième édition avec encore plus d’artistes, d’événements, d’activités et d’associations partenaires. Festival consacré à l’art engagé syrien, il se déroulera du 1er au 5 août sur le site des Grands Voisins, à Paris, dans le 14e arrondissement.

 

Cette année, les artistes et acteurs de la société civile participant au festival explorent une thématique particulière : Corps et Liberté. Parmi les moments forts, une soirée sera dédiée à la question de l’émancipation de la femme durant le conflit à travers deux conférences, dont une intervention de femmes journalistes syriennes en direct de Syrie. La question des prisonniers politiques sera également à l’honneur au sein des expositions ainsi que lors d’une table-ronde autour de la thématique “L’art face à la dictature”.

 

Comme lors des précédentes éditions, le festival est multidisciplinaire : expositions Carte Blanche à des artistes syriens en exil, photo et vidéo documentaires, concerts, DJ sets, réalité virtuelle, conférences-débats, atelier debké, bistrot syrien. Cette année, le public pourra découvrir une programmation enrichie. Danse, sculpture, films en plein-air, ateliers de cuisine et de sérigraphie en compagnie d’artistes syriens, sont à compter parmi les nouveautés. Syrien N’est Fait renouvelle, par ailleurs, son soutien à la jeune création musicale et invite des représentants de la nouvelle scène électro syrienne en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MERCREDI 1er AOÛT


18H – 18H30

OPENING 

▶ [LINGERIE]

Discours d’inauguration et vernissage des expositions en présence des artistes.

18H30 – 19H45

HOMMAGE AU PHOTOGRAPHE
NIRAZ SAIED, EN PRÉSENCE
DE RAED KHARTABIL, ACTIVISTE
SYRO-PALESTINIEN

© The Three Kings, Niraz Saied, 2014

19H – 21H

CONFÉRENCE :
LA SYRIE : ET DEMAIN?

▶ [POUPONNIÈRE]

Quelle est l’évolution actuelle du contexte
géopolitique syrien et quelles perspectives
envisager pour la Syrie et les Syriens, après 7
années de conflit ? Avec : Bassma Kodmani,
chercheuse et politologue, directrice du think
tank Arab Reform Initiative et cofondatrice du
Conseil national syrien ; Ziad Majed, professeur
et politologue ; Bassel Kaghadou, chef de
l’unité Programmes et politiques stratégiques
au sein du programme onusien National
Agenda for the Future of Syria ; et Hélène
Sallon (modératrice), journaliste au Monde. Organisé par l’iReMMO (Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient).

21H – MINUIT

DJ SET :
COLONEL ABU DIAB – AMJAD

Downtempo, deep groove

▶ [LINGERIE]

L’opening du festival se fait en compagnie
des DJs Colonel Abu Diab, un des maîtres
de la scène électro bass, créateur de
sonorités inédites aux influences moyennesorientales
; et Amjad, producteur de sons
downtempo et deephouse, teintés de
rythmes orientaux, afro et ethnic.

 

22H – MINUIT

CINÉ PLEIN AIR

(programmation à suivre)

▶ [ORATOIRE]

 

JEUDI 2 AOÛT


18H30 – 20H15

CONFÉRENCE LIVE SKYPE :
ÊTRE FEMME JOURNALISTE
AUJOURD’HUI EN SYRIE

▶ [POUPONNIÈRE]

© Judi Arash, correspondante Orient TV à al-Bab

 

La parole sera donnée à des journalistes syriennes actuellement sur le terrain,

dont Judi Arash et Merna al-Hassan,
correspondantes Orient TV à al-Bab et à
Idleb, et Shadia Taataa, anciennement
rédactrice à Radio Fresh et Mazaya. La
conférence sera animée par la journaliste
Rand Sabbagh, en compagnie de Iyad
Kallas, fondateur de la radio SouriaLi, et de
Haya El Ali, journaliste.

 Organisé par ASML/Syria.

20H30 – 22H

TALK :
RÉVOLUTION SYRIENNE ET
LIBÉRATION DE LA FEMME

▶ [POUPONNIÈRE]

 

© Affiche du Collectif Le peuple syrien connaît son chemin

Quel fut l’impact de la révolution sur
les femmes syriennes ? Se sont-elles
émancipées ou sont-elles les victimes
d’une société en guerre, encore plus
conservatrice ? Afin d’en débattre : Maria
Al Abdeh, directrice de Women Now for
Development ; Yasmine Merei, journaliste
et activiste ; Maya al-Rahabi, activiste
et cofondatrice de Syrian Women’s
Political Movement ; et Nisrine Al Zahre
(modératrice), maître de langue à l’EHESS.

22H – MINUIT

CINÉ PLEIN AIR :
HAYA, REBELLE DE RAQQA,
EN PRÉSENCE DE HAYA EL ALI

▶ [ORATOIRE]

Le reportage réalisé par France 24, « Haya,
rebelle de Raqqa » suit le quotidien de Haya
El Ali, réfugiée en France après avoir filmé
clandestinement la vie de la population
dans sa ville natale de Raqqa en 2014, alors
sous le joug de l’Etat islamique.

VENDREDI 3 AOÛT


20H – 21H

LIVE :
JUNDI MAJHUL WATAR

▶ [LINGERIE]

Khairy est producteur de musique et
ingénieur son la plupart du temps, mais
il est aussi un MC et un rappeur engagé.
Sur scène, il devient « Jundi Majhul »
(« le soldat inconnu ») ou « Watar »
(« la corde d’instrument ») et présentera son
nouvel album « El Mahatta L’Oula ».

▶ [ORATOIRE]

21H – MINUIT

DJ SET :
COLONEL ABU DIAB –
SAMAKEH

Trap, Middle East Trap, Dub Electronic

▶ [LINGERIE]

Pour ce set, le Colonel est rejoint par Samakeh, créateur de performances musicales électro d’inspirations drum&bass, dub et reggae. Il
travaille actuellement à la réalisation d’un
album D&B, qui sortira prochainement.

 

SAMEDI 4 AOÛT


14H – 18H

ATELIER : SÉRIGRAPHIE

▶ [ATELIER LA GRANDE MASSE]

Initiation à la sérigraphie et réalisation de
dessins et calligraphies sur le thème de la
révolution syrienne. Atelier mené par les
artistes Sara Kontar et Tammam Alomar.

Réservation en ligne sur la page Facebook Syrien N’est Fait (en MP).

15H – 17H

LECTURE :
CONTES ARABES

▶ [ROBIN]

© Affiche du Collectif Le peuple syrien connaît son chemin

Lecture de contes arabes à destination du
jeune public, par Yamina Meliani, en arabe
et en français.

Organisé par Revivre.

22H – MINUIT

CINÉ PLEIN AIR :
HAYA, REBELLE DE RAQQA,
EN PRÉSENCE DE HAYA EL ALI

▶ [ORATOIRE]

Flashs back, douleurs, émotions : le corps
ne ment pas. Il s’exprime, se raconte et avec
lui, l’âme. « Et si demain ? », une création du
collectif NAFASS, questionne ce ressort invisible
qui fait aller de l’avant, danser de l’avant.

En partenariat avec l’Atelier des artistes en exil.

19H – 20H

ATELIER :
DEBKÉ

▶ [LINGERIE EXT]

Initiation à la debké, danse traditionnelle
syrienne, par le danseur Nidal Abdo du
Collectif NAFASS.

 

 

20H30 – 21H45

LIVE :
JESSER

▶ [LINGERIE]

Jesser, « le pont » : quand deux musiciens
syriens rencontrent deux musiciens
français, quand l’âme de la musique
orientale arabe rencontre le jazz. Un son
mêlant oud, violoncelle, guitare et batterie.


21H45 – 22H

HOMMAGE AU PHOTOGRAPHE
NIRAZ SAIED,EN PRÉSENCE DE RAED KHARTABIL, ACTIVISTE SYRO-PALESTINIEN

 


22H – MINUIT

LIVE :
ABO GABI – HEGAZ HARB

▶ [LINGERIE]

Chanteur syro-palestinien originaire du
camp de Yarmouk, Abo Gabi interprète des
chansons populaires, ainsi que d’autres

▶ [ORATOIRE]

de son propre registre. Un répertoire qui
retrace les sept années de guerre au son
de la musique orientale traditionnelle et
contemporaine.

Proposé par la Caravane Culturelle Syrienne.

 

DIMANCHE 5 AOÛT


12H – 13H30

ATELIER :
CUISINE SYRIENNE

▶ [LINGERIE]

Initiation à la cuisine syrienne à travers
la réalisation d’un plat typique de la ville
d’Alep : le kebab à l’aubergine.

Réservation en ligne sur la page Facebook Syrien N’est Fait (en MP).
Organisé par CODSSY.

15H – 16H30

TABLE-RONDE :
L’ART FACE À LA DICTATURE

▶ [POUPONNIÈRE]

© Affiche du Collectif Le peuple syrien connaît son chemin

Comment s’exprimer en tant qu’artiste face à la dictature ? Pourquoi choisir l’art comme forme de résistance ? Discussion modérée par Darina Al Joundi, comédienne ; en présence de Hala Alabdalla, réalisatrice;
Najah Albukai, artiste peintre et
dessinateur ; et Farouk Mardam-Bey,
écrivain et éditeur.

En partenariat avec la Caravane Culturelle Syrienne.

16H30 – 17H 

DANSE :
ET SI DEMAIN?,
PAR LE COLLECTIF NAFASS

▶ [ORATOIRE]

Flashs back, douleurs, émotions : le corps ne ment pas. Il s’exprime, se raconte et avec lui, l’âme. «Et si demain?», une création du collectif NAFASS, questionne ce ressort invisible qui fait aller de l’avant, danser de l’avant.

En partenariat avec l’Atelier des artistes en exil.

17H – 20H

DJ SET :
COLONEL ABU DIAB
– SAMAKEH – AMJAD

Triphop, HiphopBeats, House

▶ [ORATOIRE]

Colonel Abu Diab, Samakeh et Amjad se réunissent pour nous livrer un set de clôture emblématique de la nouvelle scène électro syrienne, en plein air dans la cour centrale des Grands Voisins.

 


Et pendant toute

la durée du festival :

>> Présentation des associations à travers
leurs stands

>> Bistrot syrien avec chaque jour la
découverte d’un nouveau plat

>> Nouvelle scène musicale syrienne

 

 

 

  EXPOSITIONS ET PROJECTIONS PERMANENTES


CARTE BLANCHE

Cette année, les artistes ont carte blanche et
s’expriment autour de la thématique « Corps et
liberté ».

▶ [LINGERIE – RESTAURANT ORATOIRE –
POUPONNIÈRE]

Mercredi-Vendredi de 15h à 22h /
Samedi de 12h à 00h / Dimanche de 12h à 20h

Alaa Abou Shaheen,

Sculpteur, Alaa Abou Shaheen travaille le métal,
mais aussi le papier. En 2018, il réalise une série
de sculptures intitulée « Des têtes de », illustrant
la confusion de l’individu cherchant sa place. À
travers ces têtes qu’on ne sait être anormales
ou le fruit d’un déguisement, il désoriente les
repères de son public.

Carole Alfarah,

Photographe damascène, Carole Alfarah
s’emploie à redonner voix et reconnaissance aux
personnes et collectifs qui en sont dépourvus.
Depuis 2011, son intérêt s’est réaffirmé envers
la société civile, s’évertuant à fuir l’iconographie,
les archétypes et l’objectivité canonique du
reportage de guerre.
En partenariat avec Casa Árabe

▶ [ORATOIRE]

Dino,

Diplômé des Beaux-Arts de Damas en communication visuelle, Dino Ahmad Ali
consacre, depuis 2011, toutes ses productions à
la révolution syrienne. Titulaire d’un doctorat à
l’Université de Paris VIII, il explore de nouvelles
pistes artistiques, se concentrant sur les arts
visuels et l’illusion optique.

Tammam Alomar,

Graphiste de formation, Tammam Alomar a
travaillé sur la question de la violation des
droits de l’Homme depuis la Syrie jusqu’en
2014, produisant des affiches politiques. Le
symbolisme du corps humain est désormais au
coeur de ses créations, notamment à travers la
question de la prison et de la torture.

Mohammad Omran,

Les sculptures et dessins de Mohammad
Omran sont régulièrement l’objet d’expositions
et figurent dans de prestigieuses collections,

dont celle du British Museum. Une partie de
ses oeuvres explore le thème de l’attente et du
pouvoir, à travers un chevauchement de corps
délimité par la géométrie des cadres.

Reem Yassouf,

La peintre Reem Yassouf a reçu plusieurs
récompenses pour son travail et a participé à la
fondation du festival Khan Al Funoun en Jordanie en
2014. Son oeuvre porte sur l’imagination et les rêves
des enfants loin du vécu de la guerre, ainsi que les
sentiments liés au souvenir de l’état de siège.

Collectif Le Peuple syrien connaît son chemin,

Fondé par de jeunes Syriens peu de temps après
2011, le collectif adopte une approche pacifique
pour exprimer son opposition au régime syrien et
à la dictature, multipliant les actions à l’intérieur
du pays puis en exil. Leurs affiches, utilisant le
graffiti, la calligraphie arabe et le photomontage,
illustrent leur engagement.


PHOTOGRAPHIE
DOCUMENTAIRE

▶ [LINGERIE – COUR ROBIN]

HOMMAGE au photographe Niraz Saied, en
présence de Raed Khartabil, activiste syropalestinien

Syrien N’est Fait rend hommage au photographe
syro-palestinien Niraz Saied, dont la mort dans
les geôles syriennes a été annoncée par le
régime, le lundi 16 juillet, trois ans après son
arrestation. Sa photo « The Three Kings », prise
dans le camp de Yarmouk, avait été primée par
l’UNRWA et l’UE en 2014.

 

 

 

 

 

 

 

GHOUTA / par le photographe Firas al Dimashqi,

La campagne #WomenofGhouta de Women Now
montrait en 2018 les conditions de vie terribles
subies par les femmes lors de l’offensive du
régime contre la Ghouta. Le photographe Firas al
Dimashqi a réalisé dans ce cadre une série sur les
abris souterrains, protection de fortune pour les
populations civiles.

Proposé par Women Now for Development.

© Omar Alwan, Gouvernorat d’Idlib, 26 décembre 2015.

SOURYA / photos de correspondants syriens,

Cette exposition montre la manière dont les
Syriens font face aux bombardements, sièges,
pénuries et déplacements incessants. Elle
souligne également l’inventivité du peuple syrien
et sa capacité à trouver des solutions créatives
aux défis quotidiens.

Proposé par ASML/Syria en partenariat avec
SMART News Agency.

▶ [ORATOIRE]


PROJECTIONS

▶ [POUPONNIÈRE]

Amer Albarzawi,
« Fade to Black »(2005), « Yaman » (2016) et
« Administration vs Croissants » (2017)

Amer Albarzawi participe, au sein du collectif
Maajooneh qu’il a co-fondé, à la réalisation de
« Fade to Black », (Prix du Jury au Festival de
Toronto) et « Yaman » (Meilleur Court au Festival
international de Dakha). En 2017, il réalise en solo
« Administration vs Croissants » en 48h pour le
festival Off-Courts de Trouville.

 

Tawfik Arida et Amro Arida,
« Kohl » (2018)

« Kohl » est la première oeuvre collective des
réalisateurs autodidactes Tawfik Arida et Amro
Arida. Ce court métrage met en lumière le
phénomène de la violence domestique à
l’encontre des femmes exilées, à travers l’histoire
d’une femme réfugiée en Allemagne qui souhaite
demander le divorce.

 

Mohammad Hijazi,
« A Matter of Life and Death » (2017) et « A Day in Detainee’s Family Life » (2018)

Ces deux courts métrages d’animation de
Mohammad Hijazi nous font vivre la violence

 

et les traumatismes que subit la population
civile syrienne, ainsi que l’espoir et la force qui
l’habitent..

 

GHOUTA / vidéos documentaires

Dans la Ghouta orientale, près de 400 000 civils
ont été soumis en février-mars 2018 à des
bombardements intenses du régime syrien. Les
habitants de cette banlieue nord-est de Damas
témoignent dans trois vidéos: des femmes y
expliquent leurs conditions de vie avant leur
déplacement forcé.

Proposé par Women Now for Development.


RÉALITÉ VIRTUELLE

▶ [COUR ROBIN]

Filmés à 360° et visionnés grâce à des casques
dédiés, les films transportent le spectateur en
immersion dans le quotidien des civils syriens:
« Le cauchemar de Nobel », sur la réalité d’Alep
en 2015; « Médecins en danger », avec l’UOSSM ;
« Be the Eyes of a Syrian Reporter ».

Proposé par ASML/Syria en partenariat avec SMART News
Agency.